
Rencontre stratégique entre la DRM et la CPS : La Polynésie française, acteur de référence face aux défis maritimes du Pacifique
À l’occasion de la visite officielle du Dr Paula Vivili, Directeur général de la Communauté du Pacifique (CPS / SPC), les équipes de la Direction des Ressources Marines (DRM) ont échangé sur les grands enjeux halieutiques majeurs de notre région. Au cœur des discussions : l’adaptation au changement climatique, la pêche durable, la gouvernance des données et le positionnement stratégique de la Polynésie française au sein du Pacifique.
Une délégation de haut niveau en visite à la DRM
La Direction des Ressources Marines a eu l’honneur d’accueillir une délégation de premier plan de la Communauté du Pacifique (CPS), menée par son Directeur général, le Dr Paula Vivili. Il était accompagné d’Elsie Fukofuka, Directrice du Bureau régional de la CPS pour la Polynésie, et de Solène Bertrand-Protat, représentante de la CPS auprès de la Direction de la Santé de la Polynésie française.
Côté local, l’équipe de la DRM, emmenée par son Directeur adjoint Guillaume Raynal et ses cadres techniques, a pu poser les bases de synergies renforcées pour les années à venir.
La Polynésie française, un modèle régional reconnu
Au cours de cet entretien, la CPS a tenu à souligner le leadership et le niveau d’avancement remarquable de la Polynésie française dans la gestion de son espace maritime et le développement de ses filières halieutiques. Reconnu comme un territoire particulièrement précurseur, le Fenua s’affirme plus que jamais comme un partenaire stratégique capable d’accompagner l’ensemble des États et territoires insulaires du Pacifique vers une gestion durable de l’Océan.
Pêche et urgence climatique : adapter nos modèles
Si la pêche au thon constitue une réussite économique et écologique majeure pour le Pacifique — d’où provient près de 50 % de la ressource mondiale —, la menace du changement climatique se précise. Selon les modélisations scientifiques, le réchauffement des océans pourrait entraîner une baisse allant jusqu’à 62 % des ressources de la pêche côtière dans certaines zones vulnérables.
Face à ce constat, la CPS renforce ses moyens humains et financiers :
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Près de 100 agents sont désormais dédiés aux pêcheries hauturières.
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Plus de 40 experts accompagnent le développement de la pêche côtière, un effectif en nette hausse.
Des axes de coopération concrets pour le Fenua
Les discussions ont permis d’identifier plusieurs chantiers prioritaires sur lesquels la CPS apportera son expertise scientifique et son appui technique à la Polynésie française :
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Pêche côtière et lagonaire durable : Structuration des filières et soutien aux communautés locales.
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Développement de l’aquaculture : Renforcement des compétences et des modèles durables.
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Pêcherie du Mahi Mahi : Volonté partagée de lancer des travaux d’étude dédiés dès la mobilisation de financements.
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Gouvernance et sécurité de la Data : Modernisation de la collecte, du traitement et de la sécurisation des données halieutiques, indispensables à l’élaboration de politiques publiques éclairées.
Cap sur 2028 : un navire scientifique d’envergure régionale
Afin d’accélérer la recherche océanographique, la CPS porte un grand projet d’avenir : l’acquisition d’un navire scientifique régional à faible empreinte environnementale, estimé à environ 30 millions d’euros (environ 3,5 milliards XPF). Prévu pour une mise en service à l’horizon 2028, ce navire permettra d’approfondir l’observation du milieu marin et de fournir des données cruciales pour anticiper les mutations climatiques.
Le message clé à retenir
« L’adaptation au changement climatique, la préservation des ressources lagonaires et le renforcement des connaissances scientifiques constituent les piliers de la résilience du Pacifique. En travaillant main dans la main avec la CPS, la Polynésie française confirme son rôle moteur pour bâtir une économie bleue durable, résiliente et inclusive. »