La Polynésie française tire de ses 5,5 millions de km² de zone économique exclusive une part essentielle de ses exportations, portée par trois filières emblématiques.
Le thon, fer de lance de la pêche hauturière. En 2024, la production commerciale de thonidés a atteint 8 790 tonnes, avec le thon germon en tête (57 % des captures), suivi du thon à nageoires jaunes (18 %) et du thon obèse (14 %). Sur ce total, 1 738 tonnes ont été exportées, représentant 20 % de la production palangrière et générant 2,2 milliards de F.CFP de recettes. Les États-Unis restent la principale destination, achetant essentiellement du thon frais ou réfrigéré. Labellisée MSC Pêche Durable depuis 2018, la pêche polynésienne souffre néanmoins d’un recul à l’export en 2025, pénalisée par les freins au commerce international.
L’aquaculture avec :
L’aquariophilie. La filière d’exportation de poissons vivants existe en Polynésie française depuis plus de 20 ans. Entre 2019 et 2023, une moyenne annuelle de 54 347 animaux a été expédiée à l’étranger, dont 70 % vers les Amériques. Bénitiers (Tridacna maxima) et poissons de récif colorés séduisent les aquariophiles du monde entier grâce à la beauté unique des lagons polynésiens.
Bénitiers et holothuries sous surveillance internationale. L’export de bénitiers est soumis à la réglementation CITES et autorisé sous condition d’un permis délivré par le Haut-Commissaire, après avis de la DRM. Pour les holothuries (rori), la pêche commerciale, suspendue en 2012, est désormais limitée à certaines espèces réglementées. En 2024, aucune exportation de rori n’a été enregistrée.
La perle de culture de Tahiti. Toujours première filière d’exportation du fenua, les ventes de perles avaient atteint 17,9 milliards de francs en 2023 grâce à un boom passager sur le marché chinois. Communément appelées perles noires, les perles de culture de Tahiti se déclinent en une palette infinie de nuances : cerise, crème, plume de paon, verte, bleue, grise ou blanche, mesurant généralement entre 8 et 14 mm. Malgré des cours en baisse en 2025, la filière résiste grâce à sa réputation mondiale d’excellence et d’unicité.
