LE PÊCHEUR LAGONAIRE

 

RAPPEL SUR LA RÉGLEMENTATION

Pêche au filet

La règle générale stipule que le filet doit mesurer au maximum 50 m de long, et sa maille doit faire au minimum 4 cm de côté.

Il existe 3 exceptions à cette règle pour la pêche :

  1. des ouma alevins de mullidés (upe’a ouma autorisé),
  2. des inaa alevins de gobiidés (upe’a inaa ou tava’e),
  3. des ature selar crumenophthalmus et des operu decapterus macarellus (upe’a ature ou upe’a anave).

Par ailleurs, la distance entre 2 filets ne doit pas être inférieure à 100m et la pose d’un filet ne doit pas dépasser 24h séparée par intervalle de 24h.Les filets dormants ou dérivants doivent être signalés au moyen de flotteurs avec un pavillon carré de couleur vive et ne doivent pas gêner la navigation notamment au niveau des passes. Ils sont interdits à l’extérieur du lagon.

En saison de ature uniquement :

  • de 5h à 17h, la pêche à l’aide de filets est réservée aux sennes de plage dont les grands filets à ature (upe’a anave), pour la capture des poissons pélagiques (Ature, Operu, Orare,…).
  • de 17h à 5h, la pêche au filet est réservée aux petits filets de la catégorie dite Parava qui devront être localisés par des repères bien visibles (bouées ou autres).

Les pêcheurs utilisant d’autres moyens de capture à condition que ceux-ci soient conformes : lignes diverses, harpon, fusil-harpon, etc.…. pourront exercer en tout temps leurs activités sans toutefois gêner la pêche au grand filet.

Plongeur chasse sous-marine

Pêche sous-marine

Il est interdit aux pêcheurs (ou chasseurs) sous-marins :

  • de s’approcher à moins de 150 m d’une prise d’eau, des établissements de cultures marines (ferme perlière, élevages aquacoles) ainsi que des filets et des engins de pêche balisés ;
  • de capturer des animaux marins pris dans des engins ou filets posés par d’autres pêcheurs ;
  • de conserver chargé, hors de l’eau, tout appareil de pêche sous-marine,
  • d’utiliser pour l’exercice de la pêche sous-marine, tout équipement autonome ou non permettant à une personne immergée de respirer sans revenir à la surface (scaphandre autonome, narguilé), excepté pour la destruction de la Taramea Acanthaster planci,
  • l’utilisation conjointe d’un équipement autonome et d’un fusil sous-marin à l’exception des Lupara utilisés comme arme de défense contre les squales.

Le conseil des ministres pourra interdire l’utilisation de projecteurs pour la pêche sous-marine de nuit (entre le coucher et le lever du soleil) dans certaines zones et en certaines saisons.

Pêche en eau douce

Il est interdit de pêcher des espèces d’eau douce dans l’ensemble des cours d’eau et lacs du territoire avec des filets, des rets (type de filets) ou des éperviers.

Méthodes de pêche, matériaux et outils

Il est interdit :

  • d’utiliser une substance naturelle ou artificielle susceptible d’enivrer, d’endormir, de paralyser ou de détruire les animaux marins et les espèces d’eau douce (hora, hora papua, hutu, eau de javel, etc.),
  • d’utiliser des procédés électriques,
  • d’utiliser des barres à mine, pioches ou de tous autres outils ou engins de pêche susceptibles de bouleverser l’habitat des espèces (destruction du corail),
  • d’utiliser des substances explosives (dynamite) et gazeuses (air comprimé) en tout lieu en vue d’effrayer, de paralyser, de détruire ou de tuer les animaux marins et les espèces d’eau douce à l’exception des balles à tête explosive utilisées comme arme de défense contre les requins.

Des dérogations aux interdictions pourront être accordées par le ministre chargé de la mer, pour des raisons scientifiques ou liées au maintien de l’équilibre des espèces. (Délibération n° 88-183 AT du 8 décembre 1988 modifiée, portant réglementation de la pêche en Polynésie française)

Pêche aux “einaa” à l’épuisette

SANCTIONS

Les auteurs des infractions sont passibles des peines applicables aux auteurs de contraventions de 5ème classe. En cas de récidive les peines sont doublées.

Les officiers et les agents de la police judiciaire ainsi que toute personne ayant qualité pour verbaliser ou spécialement commissionnée à cet effet, conformément à la réglementation en vigueur, constatent les infractions. Ils sont également habilités à saisir et à confisquer les produits pêchés, transportés, détenus et commercialisés en infraction.

Sous réserve d’une homologation par la loi, la peine complémentaire suivante, pourra être appliquée aux auteurs des infractions : saisie et confiscation du matériel de pêche et des embarcations. Selon qu’ils sont prohibés ou non les engins de pêche sont détruits ou vendus.

Le produit de la pêche saisi fera l’objet selon les circonstances et auprès de la Direction des ressources marines, d’un rejet à la mer, d’une remise contre décharge à des établissements sociaux, scolaires et de bienfaisance ou à des personnes nécessiteuses, ou à une vente au profit du territoire selon les procédures en vigueur. Éventuellement, s’il ne peut être procédé ni à un rejet, ni à un don, ni à une vente dans les conditions prévues précédemment, le produit de la pêche pourra être détruit.