Le pêcheur lagonaire
Une activité ancrée dans la culture polynésienne, accessible à tous : subsistance, profession ou loisir.
5 M km²
de ZEE en Polynésie française
15 000 km²
de surface lagonaire
+ 80 %
des captures via les parcs à poissons (là où ils sont déployés)
La pêche lagonaire fait partie de la culture polynésienne, notamment pour les habitants des îles éloignées. Elle représente pour beaucoup une activité de subsistance, mais peut aussi être pratiquée dans un but lucratif (pêche professionnelle), récréatif (plaisance, sportive) ou un mélange des trois.
Les techniques traditionnelles sont nombreuses et s’adaptent à chaque espèce : un pêcheur est bien souvent pluridisciplinaire.
Les principales techniques de pêche
Le pêcheur lagonaire n’a généralement pas besoin de gros moyens matériels (sauf pour le parc à poissons).

La pêche à pied
Peu d’équipement requis : ramassage des maoa (turbo), pêche de nuit des oura miti (langoustes) au lamparo, harpon, coquillages, extraction des pahua (bénitiers), crabes popoti et toetoe, mama (chiton), fetu’e (oursin crayon).

La pêche en plongée
À mains nues (rori, coquillages), avec un outil (vana, pahua) ou au fusil sous-marin, de jour ou de nuit. Très sélective, elle cible ume, i’ihi et uhu, mais compte de plus en plus de détracteurs pour sa pratique nocturne.

La pêche au filet
Très commune et très variée : filet maillant parava, filet entonnoir vers une nasse ha’apua, filet encerclant fa’a’ati (senne de plage) et épervier upe’a taora.

La pêche à la ligne
De nombreuses variantes : ligne à main, palangrotte, traîne, ligne de fond, leurres artificiels, appât naturel ou vivant, lamparo, lancer…

Les parcs à poissons
Très répandus aux Tuamotu et aux Îles Sous-le-Vent, ils placent leurs enclos sur les passes ou chenaux inter-motu. Autrefois en pierres, coraux et bois, ils utilisent depuis une quarantaine d’années du grillage galvanisé ou plastique. Exemple traditionnel : lac Fauna nui, à Maeva (Huahine).

Le casier / la nasse fa’a
Cible certains poissons (para’i, to’au, paraha peue) et les crabes verts pa’apa’a, avec des nasses classiques fa’a ou les tata des Îles Sous-le-Vent.
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