Pêche côtière

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Pêche côtière 2019-01-29T09:36:12+00:00

BILAN PÊCHE CÔTIÈRE 2018

En 2018, le programme a été perturbé par la mise en place des nouvelles règles comptables pour l’acquisition des matériels nécessaires à l’organisation des missions d’ancrage, le départ à la retraite de l’unique assistant affecté au programme et de l’indisponibilité de l’unité principale d’intervention.

Consécutivement les ancrages de DCP prévues aux Australes et aux Tuamotu de l’Ouest ont été reportées à 2019.

Néanmoins à partir du mois d’octobre, quelques interventions ont pu être effectuées pour compléter et maintenir un parc de DCP actifs dans l’ensemble des archipels de la Polynésie

française.

Aussi, la DRM a procédé à l’ancrage de 34 DCP en 2018 dans trois archipels.

La distribution des ancrages est répartie comme suit :

  • 13 DCP ancrés aux Tuamotu du centre et de l’Est (Anaa, Faite, Katiu, Makemo, Taenga, Nihiru, Amanu, Pukarua, Tatakoto, Pukapuka, Fangatau et Fakahina) ;
  • 6 DCP ancrés aux îles sous le vent dont 1 DCP de sub-surface SS (Tehurui, Tevaitoa, Poutoru SS, Toopua, Tuanai et Auira);
  • 15 DCP ancrés aux Marquises (Fatuhiva (2), Motane, Hiva-oa (2), Tahuata (2), Ua-huka (2), Nukuhiva (2) et Uapou (4);

Avec le rajout de ces DCP, le parc final de DCP de la Polynésie française comptait en décembre 2018, un total de 106 DCP, soit 21 DCP de plus par rapport à l’année 2017.

Les DCP en place sont inventoriés de la façon suivante :

  • 15 DCP aux îles du vent,
  • 20 DCP aux îles sous le vent,
  • 43 DCP aux Tuamotu,
  • 24 DCP aux Marquises,
  • 4 DCP aux Australes.

En contrepartie, on dénombrait la disparition de 13 DCP principalement dans l’archipel de la Société, en raison une fois de plus de l’incivisme des pêcheurs (amarrage de DCP dérivants sur les DCP, non respect de la réglementation) et des nouvelles techniques de pêche pratiquées (pêche à la bouée à des profondeurs supérieurs à 300 mètres). Une réactualisation de la réglementation et des contrôles renforcées des activités de pêche à proximité des DCP sont prévues pour 2019.

Consultez et téléchargez les cartes des Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) publiées par la DRM en cliquant ICI

LA FLOTTILLE

Poti marara

Le jour

  • Pêche à la palangre verticale de fond

Elle est très répandue mais nécessite l’utilisation de matériel de pêche performant dont un sondeur. Elle est pratiquée sur les tombants récifaux ou les hauts-fonds à l’aide de moulinets équipés de moteur électrique. La ligne ne doit pas être élastique pour que les éventuelles touches soient ressenties et le bas de ligne est généralement constitué d’une filière de 5 à 7 hameçons auto-ferrants. Elle est complémentaire d’autres techniques de pêche et fait beaucoup d’adeptes chez les amateurs. Les espèces de vivaneaux (paru) capturées sont nombreuses et ont fait l’objet de la réalisation d’un poster et d’un document didactique disponibles au service de la Pêche.

  • Pêche au caillou ou pêche à la ligne de fond

Elle est pratiquée dans les « trous à thons » ou à proximité des dispositifs de concentration de poissons (DCP) ; l’ensemble du matériel est constitué d’une bouée, d’une ligne de forte résistance, de plusieurs appâts et d’un caillou. Un appât, fixé à l’hameçon, est placé sur la pierre, bridé par une dizaine de tours du fil de pêche ; tous les 2 ou 3 enroulements de ce fil sur la pierre, un morceau d’appât est rajouté. Une boucle termine le montage et la pierre est délicatement lâchée dans l’eau. A la profondeur voulue, le pêcheur bloque sa ligne, libérant l’attache ; le fil se déroule, les morceaux d’appâts dérivent dans le courant ainsi que celui qui est fixé à un hameçon. La ligne est laissée à la dérive ; elle est attachée à une petite bouée en surface qui servira de témoin s’il y a une prise. Les espèces les plus couramment capturées sont les germons (aahi taria) et les thons jaunes (aahi rearea).

  • Pêche au harpon

Cette technique de pêche est adaptée à la conduite à l’avant des Poti marara. Les dorades coryphènes (mahi mahi) ont la particularité, lorsque les alizés sont bien établis, de rester en surface lorsqu’elles sont pourchassées. Elles se fatiguent vite et deviennent une proie facile pour un pêcheur aguerri à leur poursuite qui n’a plus qu’à s’approcher au plus près et les harponner.

  • Pêche à la traîne

Elle est pratiquée par les pêcheurs professionnels en Poti marara et les plaisanciers, lorsqu’ils rencontrent des bancs de thonidés de surface lors de leurs déplacements. En fonction de la taille des individus, ils utilisent des moulinets ou des lignes de pêche montées sur bobine à main. Les leurres sont de toutes tailles et de tous coloris, le choix tenant compte de multiples facteurs environnementaux.

La nuit

  • Pêche au lamparo

C’est une activité saisonnière. Elle se pratique en pleine eau et à l’arrêt ; une ampoule de faible puissance (40 W) est alimentée et placée près de la surface où elle éclaire un cône de mer. La ligne de pêche est constituée de 4 à 7 petits hameçons, garnis de plumes blanches ou colorées, qui sont reliés les uns aux autres formant une « mitraillette ». Les espèces capturées sont essentiellement des chinchards (ature) et des carangues maquereaux (operu), mais également des carangues (omuri) et des thons à dents de chien (va’u).

  • Pêche des poissons volants

C’est une technique de pêche qui se pratique uniquement par nuit noire. Le pêcheur est équipé d’une puissante lampe frontale et d’une épuisette. Il se déplace lentement et capture les poissons volants qui sont aveuglés par la lumière. Ceux-ci sont vendus en filoches de 3 pièces le matin à proximité des magasins. Ils sont très appréciés crus avec un zeste de citron vert.

Bonitiers

  • Pêche à la traîne

Elle est pratiquée occasionnellement par les pêcheurs professionnels en Bonitier lorsqu’ils rencontrent des bancs de poissons dont le poids moyen ne permet pas de les remonter à bord à l’aide des cannes en bambou ; les moulinets utilisés sont du même type que ceux employés par les Poti marara et les amateurs. Les Bonitiers pratiquant la pêche traditionnelle ne sortent que le jour car ils surveillent les déplacements des oiseaux pour repérer les concentrations de thonidés en surface.

  • Pêche à la canne

Elle fait appel à l’utilisation de cannes en bambou de 5m à 6m de longueur et de leurres artificiels composés d’un hameçon sans ardillon monté sur un morceau de nacre polie ou un « champignon » fabriqué avec une plaque de métal brillant plombée entourant un hameçon également sans ardillon. Le Bonitier se place à l’avant du banc de thonidés et les pêcheurs laissent glisser le leurre à la surface de l’eau tandis que le bateau avance au ralenti ; le poisson ferré est relevé à la force du bras et envoyé sur le plancher du bateau : après avoir été éviscéré, il est placé verticalement sur un chevalet prévu à cet effet. Il existe plusieurs variantes en fonction du comportement du poisson et de l’appât dont il est en train de se nourrir : par exemple, la technique du « tupai » consiste à placer le banc d’alevins sous la coque, avancer lentement de façon à ce que les thonidés suivent la poupe du bateau, utiliser de courtes cannes et remonter le plus de prises pendant le peu de temps ou elles vont répondre à la sollicitation des pêcheurs.